La particularité du TCVS en été est d’être entouré d’événements fédérateurs : concours hippique, concerts, marchés artisanaux, festival du livre, fête des régates, course La Tatihougue. Chacun attire un public spécifique, avec des rythmes et des attentes différentes. Plutôt que de subir ces vagues d’affluence, nous avons cherché à les anticiper et à en faire un levier d’image pour le club. Concrètement, cela s’est traduit par des ajustements opérationnels et relationnels très concrets.

Sur le plan opérationnel, nous avons d’abord “cartographié” les créneaux à risque : avant, pendant et juste après chaque événement. Nous avons renforcé la présence au comptoir, préparé des stocks supplémentaires à la buvette, et prévu des messages d’orientation clairs pour éviter les attroupements au même endroit. La signalétique a joué un rôle essentiel : affiches simples, fléchage temporaire, et rappel des horaires pour les locations de courts. Sur le plan relationnel, nous avons adopté un ton d’accueil encore plus convivial, conscients que de nombreux visiteurs découvraient le club pour la première fois. L’objectif était de transformer la curiosité en intérêt durable : expliquer comment réserver, présenter les avantages de l’adhésion saisonnière, inviter à revenir pour un essai encadré.

Chaque événement a ses spécificités. Le concours hippique, par exemple, attire des familles et un public habitué aux compétitions : rythme plus posé, demandes d’information précises, intérêt pour des créneaux matinaux. Les concerts et la fête des régates, eux, génèrent des pics courts mais très intenses, avec une consommation à la buvette concentrée sur des fenêtres de 30 à 60 minutes. Les marchés artisanaux et le festival du livre créent un flux continu de visiteurs, souvent curieux et ouverts à la discussion. Comprendre ces profils m’a aidé à adapter ma posture et à proposer la “bonne” information au bon moment.

Au final, ces événements extérieurs ont été de véritables opportunités d’apprentissage. Ils m’ont permis d’expérimenter la gestion des flux, de mieux lire les besoins d’un public hétérogène, et de mesurer l’impact d’une organisation visible. Surtout, ils ont montré que le Club House peut devenir, au‑delà du tennis, un lieu d’accueil pour la vie locale, capable de tisser des liens durables avec son territoire.